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28/03/2016

Pourquoi ce blog ?

Le yin et le yang permettent une vision globale de la vie au travers de ces deux énergies qui animent notre monde physique. 

Deux mots pour remplacer toute chose , replacer et admettre que toute chose a son opposé : l homme/la femme - le jour/la nuit - le chaud/le froid - l expansion/ la contraction....

Tout semble alors plus simple, je comprends mieux mon environnement, les forces qui le mettent en mouvement, leurs interactions...

Il ne faut point etre intelligent, dans le sens habituel, pour comprendre cela, il faut cependant tout oublier, mourrir à toutes nos connaissances scientifiques ou autre , passer à l observation sans juger, juste avec ces lunettes yin/yang....

Alors la lumière se fait, et l ordre vient à émerger ... La liberté avec , tout naturellement ...

 

Ne cherchons nous pas tous la liberté ou s'en approcher ? 

 

Liddu Krishnamurti rejoint le yin et le yang dans le sens d expliquer simplement notre mode de penser, vers la découverte de notre propre autonomie et liberté .

Nous retrouvons les couples yin/yang mais sous forme de concept : paix/guerre - propre/sale - bien/mal ...

Nous ne sommes plus dans le monde physique mais dans le mental.

Dans une de ses réponses à un auditeur liddu écrit qu il a du mal à imager ses réflexions, c est pour cela peut être que lire murti n est pas toujours si facile , alors allons y ! Mettons des images !

 J avais déjà une bonne idée de tout cela grâce à de nombreuses lectures validées par l expérience de la vie, observations, mais je n avais pas réussi aussi bien, à voir ce qui anime chacun et pouvoir en parler et le partager de façon aussi simple  ... Aujourd'hui il est temps ...

 

Que chacun devienne son propre maitre et disciple , seul gage de notre liberté ...

Le tout grâce et au milieu de notre prochain ;)

10/03/2016

L'océan et les vagues

extrait du livre :

 

L’océan et les vagues

 

Essayons maintenant que nous arrivons quasiment à la fin de cet ouvrage de prendre un peu de hauteur, cherchons une image pouvant englober tout ce que nous avons croisé au cours de ces pages …

J’ai passé mon enfance au bord de l’eau, des étés à me baigner dans le lac d’Annecy et profiter du calme de cette vaste étendue dans un écrin montagneux. Difficile pour moi de passer des vacances loin de l’élément liquide, que ce soit la mer, l’océan ou les rivières. La Corse regroupant à elle seule quelques petits bijoux limpides, d’altitude ou du niveau zéro !

Nathalie avait parlé il y a plusieurs jours du calme du fond de l’océan, ce calme profond que l’on peut parfois sentir en soi, alors qu’en surface il peut y avoir les tempêtes, nos colères, nos joies, nos peines. Son image était en rapport avec l’individu, son calme intérieur au plus profond, inaltérable et les aléas de son égo en surface l’emmenant ici et là au gré de ses émotions, de ses conflits …

Une image à plus grande échelle, celle de l’humanité, est celle que l’on retrouve dans des écrits Bouddhistes ou Hindouistes, chaque être humain pouvant être une vague, unique par ses caractéristiques, et je peux vous confirmer en tant que surfeur que deux vagues ne se ressemblent jamais ! Ne pourrions-nous pas alors voir chaque individu représenté par son égo comme une de ces vagues, avec ses qualités propres, sa hauteur, sa forme, sa force …

En nous éloignant un petit peu plus, continuons d’observer cet océan d’individus, tous différents si nous sommes proches, alors qu’une uniformité commence à prendre forme si nous prenons encore un peu d’altitude … Bientôt nous ne verrons plus que des petites rides sur un océan bleuté, nous pourrons encore distinguer le sens des vagues, influencé par les vents. Ne pourrions-nous pas alors imaginer que le sens donné à toutes ces vagues serait une représentation de nos tendances, de nos croyances, sur une zone relative de l’océan, les vents, les pressions, les marées, influençant le sens des vagues, donnant une uniformité de déplacement à chacune.

Imaginez une de ces vagues voulant aller dans un autre sens, refusant le sens du vent, voilà vous avez une rebelle, je vous laisse imaginer la force qu’elle devra trouver pour aller à contrecourant ! C’est le souci lorsque l’on refuse notre société, cela demande une énergie colossale, et cela me fait repenser à mes luttes intérieures d’égo, cherchant un autre sens à la vie, mais toujours en surface ne l’oublions pas, porté par des idéaux à contre sens de la société. Cette énergie que j’ai pu dépenser parfois, pour une vérité du moment concernant l’écologie ou l’alimentation !

Nous vivons dans notre société avec ses codes, son passé, ses tendances, qu’elles soient d’ordre religieux, d’éducation ou d’enseignement. Tout cela uniformise la pensée, les croyances, donnant un sens, une direction à un peuple. Tout cela créant cette sécurité de l’égo, pas de surprise pour aucune de ces vagues, nous allons dans le même sens portés par les vents, tout est fluide et sans heurts…

Déplaçons notre regard un peu vers l’Est ou l’Ouest et nous verrons que les vagues changent de sens, influencées par cet anticyclone ou cette dépression. Laissons-nous imaginer que nous venons de changer de pays, les croyances ayant tout naturellement changé également. Comprenez alors toute la difficulté de ces vagues, formées par leur égo, avec leur direction propre et voulant influencer les autres à suivre le même mouvement à l’échelle planétaire. Vous avez l’image de notre monde, où toutes ces vagues cherchent leur sécurité, essayant d’obliger les autres à suivre leur direction, cherchant une uniformité imposée sur toute la surface alors que cela est totalement impossible !

C’est alors que nous comprenons en prenant un peu plus de hauteur, que nous ne formons qu’une grande étendue d’eau et une seule, nous sommes l’océan, tous unis, tous Un. Mais pour cela il faut mourir à nos égos, à nos croyances, nos sociétés, qui ont fait toute la belle diversité de chaque être humain, mais qui par la peur de mourir physiquement ou mentalement, ont  créé notre recherche de sécurité et la séparation de notre voisin, qui n’aurait jamais dû être.

Mourir à notre égo ne voulant pas dire le détruire, mais lui redonner sa juste place, celle de celui qui nous anime dans notre corps, dans nos rapports avec chacun, mais sans peur. Retrouver le fond de l’océan en chacun, cette connexion profonde, douce et calme, permettant à chaque vague de vivre son unicité dans un grand Tout.

09/03/2016

Ecran mental et solitude

Extrait du livre :

 

 

Maintenant que nous avons commencé à comprendre que nos concepts qui jalonnent notre vie, ne sont que les pièces du puzzle de notre façon psychologique d’appréhender le monde, maintenant que nous avons compris pourquoi nous refusons certaines pièces, et le désordre que cela entraîne, nous allons observer comment elles se projettent sur notre écran mental et ce qui en découle en terme d’isolement, de solitude.

Cette observation du désordre est déjà un grand pas vers une action pleine de passion d’aller voir le film que je joue chaque jour à chaque seconde. Ce film qui me maintient dans ma réalité individuelle, celle qui me donne mon rôle, l’acteur que je suis.

Observons comment à chaque seconde ce sont plusieurs images qui peuvent venir s’afficher sur mon écran mental, par écran je veux parler vraiment de ces images qui sont projetées par ma pensée quelque part dans ma tête, personnellement je peux presque les situer en avant de mon front, projetées comme sur un écran de cinéma… Allez-y, un petit effort, je suis sûr que vous pouvez tout autant que moi vous focaliser sur ce qui traverse votre tête !

Et c’est là que nous plongeons dans la qualité de l’observation du monde si chère à Jiddu, tant qu’aucune image n’est formée par ma pensée lorsque j’observe ou vie quelque chose, je suis proche de la vérité de ce qui est. Dès que la pensée qui juge, qui compare, qui se déplace dans le temps, va commencer à projeter une image, je vais perdre ma relation directe avec ce que j’observe, un voile, une surimpression va se créer et je ne vais plus qu’avoir une vision déformée de la réalité. Nous allons très vite comprendre que la pensée va mettre son grain de sel dans l’observation, la pensée dans ce cas est vieille, puisque c’est de souvenir dont elle va se servir, hors un souvenir, on ne peut pas faire plus vieux ! Et bien sûr que vais-je perdre ? L’instant ! La relation vraie avec ce qui dans l’instant est devant moi …

J’insiste sur la pensée issue du mental, mais je ne rejette pas l’intelligence du mental qui est capable de comprendre ou d’analyser une situation …

Nous allons prendre un exemple récent, c’est arrivé hier et vous allez voir comment le « vieux » empêche toute tentative d’appréhension spontanée, avec une réaction tout aussi vraie et spontanée. La spontanéité est totalement dénuée du temps, elle est action dans l’instant, sans pensée vieille ni pensée de projection future, ce peut être une émotion, joie ou colère, une action comme de prendre dans ses bras, toucher, parler …Notez que la spontanéité est sans jugement, dès que le jugement apparait, c’est la pensée qui agit allant chercher la sécurité, les croyances etc …

Nous allons voir comment l’intervention de la pensée, va venir couper la relation vraie et directe avec ce qui est observé et comment les actions ou non actions qui suivront seront totalement faussées.

C’était hier, mon fils Jules rentre de la piscine, je suis allé le chercher, Nathalie passe le weekend avec nous, ses enfants étant chez leur papa.

Jules entre dans la maison, Nathalie gentiment, pleine d’attention, lui demande comment s’est passé ce joli moment partagé avec sa petite copine. Jules répond sèchement, ne regarde pas Nathalie dans les yeux et baisse la tête, première observation dans  l’instant et spontané en moi : Jules ne répond pas dans la douceur, étrange, Nathalie est attentive à Jules, ça c’est l’analyse vraie de mon mental. Et c’est  à ce moment que les premières images apparaissent, jusque-là l’observation était vraie et correcte.

Spontanément j’aimerai faire remarquer à Jules que son ton n’est pas celui de d’habitude, sans jugement et qu’il l’observe. Mais ma pensée va intervenir, si je dis cela à Jules quelle réaction va-t-il avoir ? Il va s’énerver, il l’a déjà fait (notez comme déjà les premières images issues du passé interviennent). Je n’ai pas envie de gérer un conflit, j’en ai peur, peur de l’instabilité que je peux créer (ça c’est la base de ma pensée, cette peur de l’instabilité qui empêche d’agir spontanément et de façon vraie). Deuxième image, comment Nathalie peut-elle réagir à cette forme d’agression de la part de Jules, si la relation vraie en Nathalie est là, pas de soucis, mais c’est à nouveau une image du passé et des réactions de Nathalie possibles qui vient à émerger sur mon écran mental. Bilan je perds encore plus ma spontanéité, ayant peur de commencer un débat avec Nathalie en intervenant, qui peut se terminer avec une montée en puissance de l’instabilité générale si personne n’arrive à maintenir le vrai.

Ma pensée est venue totalement bloquer ma spontanéité mentale, le tout basé sur de l’ancien ! Qu’est ce qui me prouve que Jules ne va pas bien accepter la remarque, que Nathalie va cautionner tranquillement ma remarque ?

En deux mots : Jules avait perdu sa relation vraie avec nous, il refusait la communication, il était donc en état de solitude (surement due à une contrariété, un conflit créé bien sûr par sa pensée, insatisfaction devant ce qui « est », le fait de ne pas avoir pu manger avec sa chérie je pense n’y étant pas étranger), j’ai également basculé dans une relation non vraie, parce que ma pensée est venue me pousser à la sécurité, perdant immédiatement ma spontanéité, par peur d’enclencher des mécanismes d’instabilité. Merci à Nathalie qui a su rester calme, acceptant la réalité de ce qui est, avec une vision spontané et sans jugement, laissant la vie faire le reste. Ce qui nous a permis ensuite d’en parler tranquillement puisque elle et moi avions au départ une conscience vraie partagée.    

Il est à noter que dès que je cherche la sécurité, c’est la non spontanéité qui va prédominer, tous les filtres du jugement de ce qui est, que je ne veux pas vivre, vont se mettre en place et ne pas permettre une action vraie. J’en viens à perdre la relation vraie avec moi-même, mon Moi (celui qui a peur) se retrouve en position de totale solitude (ça l’arrange bien comme ça en ignorant il se croit en sécurité) , devant rompre toute relation avec ce qui est, la vérité de ce qui est. Chacun des protagonistes pouvant en faire de même, voyez-vous à quel point la solitude envahie la relation ? Comment nous ne sommes plus en relation vraie avec nous même, comment nous ne sommes plus en relation vraie avec celui qui est en face de moi ? Et cette solitude est source de mes névroses, elle ne peut que les amplifier, nous avons besoin de la  relation, nous sommes des êtres de relation, pas des solitaires.

Allez y observez quelles images se forment sur votre écran mental, comment elles vous coupent de la relation vraie, quels sont vos modes de protection, le tout sans juger, nous sommes là pour observer la vie, l’expérimenter, et pourquoi pas toucher l’ordre, naissant de l’observation du désordre, et tout ça dans le vrai !

L’ordre est la relation vraie, permettant la spontanéité de chaque instant, observer le désordre est déjà action spontanée et permet la reconnexion vraie avec soi-même ! Et quand je suis vrai avec moi-même, je peux devenir enfin vrai avec le monde.